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Débats et Opinions

Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 15:57

Voilà quelques mois déjà que de beaux et irresponsables esprits nous rebattent les oreilles avec de vieux mensonges bien connus de tous. Stigmatisant la politique, prétendument inhumaine, appliquée par l’Etat, ils s’évertuent piteusement à en appeler aux mannes de la Résistance française face à un nouveau Vichy imaginaire.

Songez donc ! Des forces obscures, bottées et casquées, toutes vêtues de noires, arracheraient en masse de paisibles et honnêtes familles, parfaitement intégrées, bien sûr, à la société nationale, désireuse par-dessus tout de concourir au destin collectif français !

La réalité des chiffres des expulsions fait pourtant mentir ces menteurs. Et c’est d’ailleurs bien regrettable, puisque c’est bien le seul élément sur lequel il faudrait donner raison à ces Don Quichotte de bazar, j’y reviendrai.

 

La caractéristique du discours pro-clandestin, et du discours immigrationniste en général, est qu’il avance masqué. Il se pare avec facilité des oripeaux de la générosité, de l’humanité, du noble refus de l’homme libre contre l’Etat sans visage qui broie tout. On nous rejoue des centaines de fois Antigone contre Créon ! Comme l’ombre de l’amour de son prochain est confortable ! Combien de projets déraisonnables s’y cachent avec aisance!

 

La réalité, elle, est d’une transparence absolue. La vie en collectivité n’est source de paix et de concorde qu’à la condition que les lois votées par les représentants démocratiquement élus par les citoyens soient source du respect de tous. Quand elles ne le sont pas, elles doivent être appliquées sans faille. Non par un quelconque goût pour la force ou par une obscure vénération pour l’Etat, mais bien parce que c’est là un des fondements non négociables de ce qu’est la vie dans une société démocratique équilibrée. Le vœu du souverain doit être respecté et en démocratie, le souverain, c’est le peuple. En l’espèce, son bras armé, l’Etat, doit appliquer la loi et reconduire  à la frontière tous les clandestins.

Donc : s’opposer à l’expulsion des clandestins (je ne sais pas ce qu’est un « sans papier »), entré sur notre territoire en violation des lois que, moi, citoyen, j’ai librement choisies, c’est violer délibérément la loi.

Donc : apporter un soutien, par tous moyens, aux clandestins, c’est créer un appel d’air irresponsable en direction de populations respectables et fragiles, c’est se rendre complice d’une violation de la loi des Français.

 

Alors, pourquoi ? Oui, pourquoi faire cela ? Pourquoi entretenir de telles chimères ? Chimère de la France, pays de Cocagne, chez les candidats au voyage ; chimère d’une immigration absolument bénéfique pour la collectivité (sans se poser la question d’un seuil optimal) ?

 

Ces Français, heureusement minoritaires, ces complices d’un malheur et d’une désillusion ne sont pas innocents. Ils ne peuvent se cacher derrière le petit doigt de leur petite posture humanitaire d’individus isolés. Ce serait trop facile. Ils sont citoyens et accomplissent une action politique, c’est-à-dire une action qui ne peut se concevoir et porter ses fruits que dans sa dimension collective.

 

Alors, quel est ce but politique ?

 

Je pense que le but inavouable est de déstabiliser une France qu’ils fantasment et qu’ils détestent : quelque chose comme un pays de paysans conservateurs, racistes, égoïstes, catholiques, fascistes (sans se demander si tout ça va bien ensemble…). Ils veulent changer la France parce qu’ils ne l’aiment pas. Mes pauvres amis… Cette France de vos fantasmes paranoïdes n’existe pas ! La France est aujourd’hui ouverte au monde comme peu de pays, curieuse des différences, généreuse sans faillir, ferme avec les forts, bienveillante avec les faibles, respectueuse des droits, propagatrice d’espoir et de liberté pour tous les peuples. Bien sûr, il reste tant à faire ! Et c’est précisément pour cela qu’il faut réguler l’immigration pour garantir les équilibres subtils et fragiles de notre démocratie perfectible. Pour relever les défis de demain.

 

C’est toute la différence. Nous voulons bâtir, améliorer, réformer, résoudre les difficultés sans nous payer de mots. Nous prenons tout doucement la France, comme elle est, vieille dame belle et imparfaite, dans sa grandeur absolue et dans sa fragilité infinie…

 

Mauriac avait écrit, après la guerre, ces mots pleins de justesse à propos des fascistes qui applaudissaient l’accroupissement de Munich au nom du bien, an nom de la paix : « Il faudra s’interroger un jour sur ce qui a conduit ces nationalistes à une haine inconsciente de leur pays ». Chers amis, cette question, il faut se la poser aujourd’hui pour le public de ces belles âmes qui veulent nous pousser vers l’abîme…

 

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Par Agathon - Publié dans : Débats et Opinions
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /2006 18:37

Le bon fonctionnement des institutions participe au bon gouvernement d’une Nation. Il faut reconnaître que les institutions issues de la Constitution de 1958 ont connu ces dernières années quelques dysfonctionnements qui les ont discréditées : cohabitations répétées, dissolution ratée, statut pénal du président discuté. La réforme de nos institutions sera ainsi inévitablement au cœur du débat des élections présidentielles. A droite comme à gauche des changements sont proposés. Pour autant la réforme de nos institutions doit être guidée par des principes comme l’autorité et la liberté. C’est pourquoi la lecture du programme du P.S laisse sceptique.

Historiquement la gauche française aime changer les institutions. On se souvient du livre référence de François Mitterrand Le coup d’Etat permanent dans lequel il fustigeait l’article 16 de la Constitution et les dérives monarchiques. La réforme fit « pschitt », Mitterrand s’accommodant parfaitement du régime mis en place par le Général de Gaulle. Institutionnellement la gauche française est attachée au principe de la souveraineté de la loi et par conséquent à un Parlement tout puissant. Fidèle à sa doctrine, le P.S propose une nouvelle République fondée sur une République parlementaire. Elle serait fondée sur un Président de la République responsable pénalement, un premier ministre lié au Parlement par un « contrat de majorité », les mécanismes du parlementarisme rationalisé seront supprimés (49-3, vote bloqué) et le « Sénat entrera dans l’air de l’alternance ».

La fidélité est une chose, l’aveuglement en est une autre. Cette nouvelle République ressemble étrangement à une Quatrième République marquée par une importante instabilité ministérielle. Or l’instabilité est source d’inefficacité. L’équilibre entre les différents pouvoirs est rompu. Ainsi la fonction exécutive est affaiblie. Certes le Président conserve ses pouvoirs propres (même l’article 16 si l’on en croit le projet). Mais l’intervention du gouvernement dans le domaine législatif est strictement encadrée. Il aurait été plus intéressant de supprimer la fonction de premier ministre et de donner un rôle central au Président de la République car c’est lui que les Français choisissent directement. De même il n’existe pas de proposition quant au contrôle sur le Parlement lui-même. On aurait pu imaginer un contrôle accru, d’une nature différente de celui exercé par le Conseil constitutionnel.  Par exemple la Cour des comptes pourrait être davantage associée aux travaux législatifs, notamment en matière financière. Au contraire on préconise l’augmentation du nombre de commissions permanentes ce qui signifie que le pouvoir législatif renforcera son contrôle par lui-même.

Le plus consternant dans ce projet concerne la seconde partie intitulée : « une démocratie plus directe ».  Se succèdent plusieurs avatars comme la loi d’initiative citoyenne, la prise en compte des bulletins blancs, le droit de recours des citoyens devant le conseil constitutionnel, un référendum sur la nécessité de rendre le vote obligatoire. Ici aussi la gauche suit sa ligne de conduite traditionnelle : faire croire aux citoyens qu’on leur reconnaît des droits. C’est une grande hypocrisie car qui est à l’initiative des lois sinon les citoyens eux-mêmes qui élisent leurs députés et leur font remonter leurs attentes. De même pourquoi vouloir proposer de rendre le vote obligatoire plutôt que de rendre la politique plus attractive ? Cela ressemble à une certaine forme de renoncement.

Le P.S propose donc des droits où ils ne sont pas nécessaires et des devoirs où il faudrait la liberté, des réformes où il faudrait la continuité et des changements où il faudrait la continuité. Il est difficile de penser qu’avec un tel schéma institutionnel la Nation française retrouvera rapidement vitalité et confiance en elle. Elle en a pourtant grand besoin !

Par Antoine - Publié dans : Débats et Opinions
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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 /10 /2006 14:04

Si les institutions seront au cœur de la campagne il est un sujet tout aussi fondamental qui devra être placé au premier plan. Il s’agit de celui de nos finances publiques et plus particulièrement celui de la dette de nos administrations publiques. Ce sujet doit avoir échappé au parti socialiste qui se contente de ses traditionnelles incantations : « Nous voulons réhabiliter la volonté politique pour (…) réduire nos déficits » (p.16 de « Réussir ensemble le changement »). Puis plus rien. Ou plus exactement des propositions pour augmenter les dépenses. On nous promet notamment le retour des emplois jeunes (ceux que le gouvernement Raffarin avait supprimé et qui n’avaient pas été budgétés par le gouvernement de Lionel Jospin) et la généralisation des trente cinq heures (qui ont largement contribué à l’accroissement de la dette).  

Cette petite remarque facile étant faite, il faut immédiatement redevenir sérieux car la gravité du sujet ne peut pas laisser place à la polémique politicienne. 

Certains chiffres permettent de se rendre compte de la situation désastreuse dans laquelle se trouve la France. Le rapport Pébereau a en effet évalué le montant de la dette financière à 1100 milliards d’euros et à 2 000 milliards d’euros si l’on prend en compte les dépenses liées aux retraites des fonctionnaires. Autre chiffre révélateur de l’ampleur de la situation : la somme perçue annuellement de l’impôt sur le revenu permet juste de payer les intérêts de la dette, ce qui en fait le deuxième poste de dépense du budget de l’Etat, derrière celui de l’Education nationale !

Sur le plan qualitatif le rapport Pébereau révèle également que l’augmentation de la dette n’est pas liée à des dépenses d’investissement qui auraient pu contribuer au développement de notre pays, dans le domaine de l’innovation en particulier. 

Au-delà des chiffres ce qui est inquiétant c’est la façon dont est traitée cette question. Les rapports d’expert sur cette question ne manquent pas (comme toujours sur les sujets délicats…) de même que les solutions préconisées (parmi lesquelles le principe assez simple « dépenser moins, dépenser mieux »). Quelques décisions ont déjà été prises comme la mise en place d’un nouveau mode de gestion des crédits de l’Etat, l’allocation des cagnottes fiscales et des recettes de privatisation à la réduction de la dette, la réforme de l’assurance maladie ou du régime des retraites ou la suppression de plusieurs comités Théodule. Mais plus que des remèdes de choc, il faut un esprit nouveau et déterminé : une équipe qui ait le courage d’entreprendre des réformes et des citoyens qui se sentent tous concernés.

Sur cet esprit quelques inquiétudes apparaissent. On connaît la tentation de nos hommes politiques de tomber dans la facilité. On connaît également la réticence des Français face aux réformes. Ainsi Alain Juppé entre 1995 et 1997 a essayé de réduire les dépenses pour pouvoir satisfaire aux critères du pacte de stabilité. On connaît le succès qu’il a rencontré dans la rue et dans les urnes. De même dès qu’un gouvernement propose des suppressions de poste dans la fonction publique, on assiste à une levée de boucliers des syndicats alors que leur maintien n’est pas toujours justifié.

Ce qui en revanche est encourageant c’est que dans tous les domaines des marges de manoeuvre existent (voir par exemple Le grand gaspillage de Jacques Marseille ou Toujours Plus de François de Closets). Ce qui est encore plus encourageant c’est que  d’autres pays l’ont fait, comme la Suède, la Finlande ou le Canada. Alors pourquoi pas la France ? Cette France qui dit aimer son Etat et qui le laisse partir à la dérive, obnubilée par une toute-puissance révolue.         

Par Antoine - Publié dans : Débats et Opinions
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Dimanche 29 octobre 2006 7 29 /10 /2006 00:48

Aujourd' hui, nous célébrons un triste anniversaire : celui de la mort du déni de réalité. En effet, un certain nombre de sociologues des cités, qui, par ailleurs n’y mettent pas les pieds, découvraient avec stupeur le phénomène des voyous. Ceux qu’ils considéraient comme des héros modernes mettaient le feu à nos quartiers dits « sensibles ». Depuis des années, les gouvernements successifs ont lâchement abandonné ces zones de non droit et ont occulté ces problèmes réels. Il est temps de briser le tabou de l’origine de ces violences. Je sais qu’un livre entier ne suffirait pas à en cerner la profondeur des causes de ces émeutes, mais, modestement, je vais donner les six raisons majeures qui, à mes yeux, sont à l’origine de cette guerre civile :

- le premier responsable est le ministère de l’éducation nationale : à force d’écouter ces pseudos pédagogues qui répètent sans cesse la nécessité d’épanouissement de l’enfant, ils en ont oublié la fonction essentielle de l’école : transmettre un savoir. Pourquoi ne pas remettre à plat les matières dispensées au primaire ? Pourquoi les heures de français n’ont pas cessé de décroitre depuis des années ? Pourquoi les filières technologiques ont été sous-estimées, leur promotion non assurée, leurs débouchés non expliqués ? Une des raisons du chômage persistant dans les quartiers tient à la simple inemployabilité de grand nombre de jeunes. Il y a une semaine, une grande banque a tenu un stand lors d’un forum de l’emploi dans la banlieue parisienne. Seuls 80 jeunes y ont déposé un CV sur les milliers de visiteurs. Il faut absolument travailler sur ce point car sans une maitrise correcte de la langue française et un diplôme, il est impossible de trouver un emploi. Enfin, l’école doit transmettre les « codes du marché du travail ». Il ne sert à rien de postuler à un emploi en jean, en survêtement, avec une casquette, un voile, des boucles d’oreilles partout et un langage non structuré. Un grand nombre d’employeurs dénoncent ce phénomène et refusent d’embaucher des jeunes de ces quartiers pour la simple raison qu’ils ne veulent pas de cette image de racaille dans leur établissement. Qui osera briser ce tabou ?

- en second lieu, parlons de la faute des ministres qui, depuis des années, refusent de casser les trafics en tous genres dans ces quartiers. Le constat est limpide pourtant : tant qu’un jeune pourra gagner très confortablement sa vie en faisant du trafic, pourquoi voulez vous qu’il se lève tôt le matin pour aller travailler dans un boulot qui lui rapportera moins ? La priorité doit donc être de lutter contre ces trafics. D’ores et déjà, nous savons que le bras de fer sera dur car on sait que les voyous n’aiment pas que l’on vienne sur un territoire qu’ils considèrent comme le leur (les dernières violences sur les policiers le révèlent cruellement). Le calme de ces dernières années a une cause assez simple : un deal implicite entre la police et les dealers : on ne vient pas perturber vos activités de trafic et, en contre partie, vous faites régner le calme. Cet accord est inacceptable et la police doit pouvoir faire son travail, y compris dans ces quartiers !

- en troisième lieu, la concentration de population extra européenne et musulmane en particulier. Là aussi, disons les choses ! Si les français de souche quittent ces quartiers, C’est à cause de la destruction progressive des modes de vie traditionnelle français et à cause de certaines pratiques de la religion musulmane. La concentration de cette communauté a, et c’est normal, encouragé des comportements qui ne relèvent pas de notre culture : voile, boubous, langue arabe, familles nombreuses, polygamie, sort réservé aux femmes… Le regroupement familial est un désastre : seul un étranger sur dix vient en France pour travailler ! Les neuf autres viennent pour des raisons familiales ! Quand on connaît le taux de chômage de ces quartiers (de 30 à 50% !), c’est sans trop de risque que l’on peut dire que les neuf autres vivent souvent de l’assistance. Rien d’étonnant, c’est le propre de toutes les communautés qui vivent dans le même quartier, de reproduire les us et coutumes de leur pays d’origine. Les anciens immigrés (polonais, italiens, espagnols) n’ont pas provoqué une telle réaction de ras le bol. Là aussi, la raison est simple : leur comportement et leur religion ne bouleversaient pas la vie de ces quartiers. Plutôt que de parler d’intégration, parlons d’assimilation (devenir le même). Les français ne sont pas racistes : la couleur de la peau importe peu. Ce qu’ils détestent par contre, c’est qu’on leur impose une culture qui n’est pas la leur.

- Autre point : le laxisme de la justice. Il ne me semble pas nécessaire de développer davantage, même s’il faut tenir compte de graves problèmes comme la surpopulation des prisons et le manque criant de moyens de la justice qui lui empêche souvent de faire son travail correctement.

- Ce que l’on oublie souvent d’évoquer, c’est le manque de travail. De par le passé, ce sont les ouvriers qui occupaient ces quartiers. A cause de la désindustrialisation de la France, les usines se font rares. C’est un des drames de la France : la difficulté de trouver un emploi quand on n’a pas de diplôme. Notons d’ailleurs que ce problème concerne les jeunes de banlieue mais aussi les français qui n’y habitent pas et qui pourtant ne cassent rien… D’ailleurs, je pense que les casseurs seraient bien embêtés si on leur en donnait, justemment, du boulot...

- Enfin, certains jeunes doivent aussi apprendre le sens des responsabilités : il est inadmissible de se comporter comme un enfant gâté quand on a la chance de vivre en France : l’école y est gratuite et obligatoire, la santé est gratuite, les allocations existent, les aides ne sont pas rares…

 Voilà en quelques mots mon sentiment sur les raisons de ces émeutes. Il me faudrait encore des pages et des pages pour développer certains points mais l’essentiel est là et je suis sûr que vous aurez compris les points essentiels. Le diagnostic est là, à nous de trouver le remède.

Par Benoit - Publié dans : Débats et Opinions
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /2006 15:39
Un des mystères inexpliqués de notre vie politique si riche, c’est le l’échec du mouvement « les Verts ». Comment se fait il qu’avec une idée aussi consensuelle que celle de l’écologie, les verts soient aujourd’hui à 3% ? Pour l’anecdote, Nicolas Hulot ferait, s’il se présentait, plus du double, soit 7% des intentions de vote.

La réponse est pourtant simple : les Verts ne sont pas écologistes. Ils sont ce que, naguère, nous appelions « gauchistes ». L’écologie ne les intéresse que partiellement : souvenez vous du ministre de l’environnement Voynet qui préfère rester en vacances que de soutenir la population en train d’enlever le fioul des plages française, à cause du naufrage de l’Erika. La seule réalisation concrète des Verts, c’est à Paris qu’elle a eu lieu : la chasse aux voitures, avec les bouchons qui vont avec. C’est d’ailleurs le seul angle d’attaque qu’a trouvé la droite parisienne pour contester le maire de Paris. Les sondages l’indiquent très clairement, si le maire est défait en 2008, ce sera probablement à cause de sa politique des transports. Merci les Verts !

Les Verts ne sont attirés que par des sujets dans lesquelles l’extrême gauche prospère : la défense des clandestins, la régularisation massive, la légalisation des drogues, le féminisme, les associations de droit au logement…

Pourtant l’écologie est devenue, et c’est heureux, un thème central dans les préoccupations des gens. Il y a là un sujet complexe où les solutions sont à inventer. Dernière chose : l’écologie n’a pas été inventée par les écologistes de gauche, c’est le régime de Vichy qui institua le premier ministère de l’écologie. Alors faire croire à toute la France que ce sont les Verts qui ont placé ce domaine sur la place publique relève du mensonge.

Les vrais écologistes doivent être entendus : le score potentiel de Hulot devrait faire réfléchir… Seulement Hulot, lui, ne parle que d’écologie. C’est peut être ce qui explique un tel score potentiel…

Par Benoit - Publié dans : Débats et Opinions
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