Voyez plutôt (version quasi intégrale et en rouge les passages "amusants", en bleu quelques remarques de ma part) :
"Gérard Oury, merci pour le dimanche soir"
Dans les dictionnaires du cinéma, il arrive juste devant Ozu. C'est le seul titre de gloire de Gérard Oury qui, disons-le tout net, comme cinéaste, n'a pas grand-chose pour lui (seulement des classiques incontournables du cinéma). Pas même le culte du mauvais goût. Quand un comique finit à l'Académie des beaux-arts, ce n'est jamais bon signe. Oury a tourné quelques films du dimanche soir en exploitant une identique recette et l'oeil rivé sur les recettes : un scénario fondé sur le quiproquo et la poursuite, quelques allusions à l'actualité récente, en évitant surtout de prendre position ( l'horrible cinéaste qui s'est contenté de faire son travail sans y ajouter une connotation politique, pardon, une connotation « bienpensante »...), et un casting reposant non pas sur une mais deux vedettes comiques tout en contraste : Bourvil et de Funès dans le Corniaud puis la Grande Vadrouille, Belmondo et Bourvil dans le Cerveau, Montand et de Funès dans la Folie des grandeurs . Contrairement à ce qu'on lui concède parfois, Oury n'est pas un très bon technicien, rendant une copie tout juste passable sur le petit écran de la télé, où il a fait les beaux jours des week-ends cathodiques. En salle, ce ne fut pas mal non plus, du moins un temps : avec plus de 17 millions d'entrées (pas mal? 17 millions d'entrée! On croit rêver!!!), la Grande Vadrouille (1966), a occupé la tête du box-office pendant trente ans, détrôné en 1998 par le Titanic de James Cameron. Au total, ses six films les plus populaires ont attiré plus de 50 millions de spectateurs. (…) Gérard Oury était le compagnon de Michèle Morgan. Il est mort hier à 87 ans. La télévision va lui rendre hommage. Elle lui doit bien ça. " Je ne suis pas un spécialiste de cinéma mais ce genre d'articles me dégoûte: c'est tout ce que je déteste dans cette littérature "bien pensante": une formidable réussite populaire transformée en cinéma d’abrutis. Oury, tout le monde le connaît, ses films avec de Funès furent des moments inoubliables. Il représente comme personne le cinéma français, populaire.
Les journalistes de Libé, on le sait, préfèrent les films togolais, sous titrés en japonais avec un héros communiste, fils d'un père espagnol (républicain lors de la guerre civile) et d'une mère cubaine (qui a aidé Castro à « libérer » Cuba de la dictature (sic)) qui lutte pour faire renverser le pouvoir bourgeois instauré par le Général De Gaulle. Dans ce cas, les journalistes estiment qu'il s’agit d’un chef d'oeuvre... 32 entrées au cinéma ? Ce n’est pas grave nous diront ils, le plus important c’est le message « d’espoir » qu’il délivre…Si le réalisateur est en plus anti-Bush, alors le film sera primé à Cannes. Mieux encore: un film sur des habitants de la banlieue qui voient leur vie paisible (comprenez : leur vie de caïds) troublée par les flics racistes (pléonasme...). Sur France Inter, on parlera de ce film plein de "fraîcheur, de bon sens et de convictions magnifiquement exprimées". Pensez aussi au film Amélie poulain considéré comme "néo pétainiste" par le Nouvel Obs...
Qu’espèrent tous ces gens qui conspuent ce qui fait la richesse de la France, ce qui fait son succès ? Une pleine page dans Télérama pour évoquer le décès d’un « grand critique » du cinéma ? Je ne suis même pas sur qu’ils l’auront cette page de gloire posthume…
En me promenant l’autre jour sur le site de Libération (après le départ de son fondateur, porteur de valise pour le FLN,cf l’ouvrage de Jean Sevilla « Le terrorisme Intellectuel »), je suis tombé sur un article sur la mort de Gérard Oury. Avec mon mauvais esprit, je me suis dit qu'un hommage réalisé par le journal Libération à un cinéaste populaire ne pouvait être réalisé qu'au vitriol. Je ne me suis pas trompé…

Après Clavier et Jean Réno, c’est au tour de Johnny de soutenir le probable candidat de l’UMP. La réaction des journalistes est amusante : aussitôt un article est consacré à ce non événement. On le sait, ce dernier avait déjà apporté son soutien à l’actuel président de la République, ce qui avait aussi été remarqué à l’époque. En revanche, rien ou presque sur Jamel, Diam’s ou Cali qui ont eux, décidé de soutenir le couronnement de Mme Royal auprès des militants socialistes. On le comprend aisément : rien de plus normal qu’un artiste soutienne une candidate de gauche... Mais là, un artiste qui soutient un candidat de droite ? D’ailleurs, sur le site de Libé, les lecteurs ne s’y trompent pas. « Les intérêts inter capitalistes se rapprochent »,

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