A ma droite, les libéraux, pour lesquels le travailleur clandestin va être le bon alibi économique (« ils travaillent là depuis si longtemps », « on ne savait pas qu’il s’agissait de clandestins », « ils cotisent comme les autres… ») pour tirer les salaires vers le bas. Il est si facile de payer des employés qui travaillent 70h par semaine au SMIC… L’immigré sans papier, trop content d’avoir un travail et de bénéficier de la sécurité sociale mais affolé à l’idée de faire dénoncer à la police est « un employé modèle » selon leurs patrons. Quelle plaisanterie…
A ma gauche, la gauche associative qui sert d’idiot utile du capitalisme en réclamant la régularisation de tous ces clandestins. Fascinée par la détresse mais seulement si elle vient de l’étranger, dépassée par l’émotion et dépourvue de capacité de réflexion, cette gauche n’a de cesse de demander toujours plus de régularisation. Toujours soucieuse de dissoudre le peuple français (l’électeur populaire vote à droite l’imbécile, allons chercher des électeurs ailleurs), la gauche politique soutient elle aussi les manifestations.
Ces derniers servent la soupe aux premiers : c’est bien la preuve que l’économique peut rejoindre l’humanitaire…
- Je me toujours demandé pourquoi les Hommes de droite passaient si mal à la télévision alors que leurs homologues de Gauche avaient un talent incontestable. Après 28 ans de réflexion, je crois avoir trouvé un début de réponse : l’acteur joue, l’auteur écrit. Je veux souligner par ce résumé la différence fondamentale qu’il y a entre les deux types d’invités. Jamais vous ne trouverez un acteur de droite à la télévision. C’est donc toujours un « intellectuel » ou un économiste qui vient défendre les idées qui lui sont chères. Puis, l’animateur demandera l’avis de ses autres invités (des artistes) afin de lâcher les fauves sur ce pauvre invité « réactionnaire ». L’effet est garanti : l’acteur est en représentation, il a l’habitude de la scène, devine les réactions du public, sait émouvoir. Le second, au contraire, peu habitué des plateaux télé, cherche à décrypter son environnement et à argumenter entre les sifflets du public « star académisé ». Son truc, c’est l’écriture, pas le jeu d’acteur. Il cherche à imposer une réflexion alors que l’acteur cherche à imposer une posture théâtrale, une blague, une révolte intérieure. C’est injuste mais ainsi…
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... Ah la fameuse "concurrence des misères", il y aurait donc des misères mieux que d'autres ? Tiens donc ? Est quel est donc le critère pour juger d'une bonne ou d'une mauvaise misère ? En quoi la misère des étranger est moins importante que la misère des restos du coeur par exemple ? .... Respecte ceux qui agissent meme si ils n'agissent pas pour toutes les misères. Peut-étre que certains agissent avec les étrangers parcequ'ils considèrent que TOI tu es beaucoup plus compétent pour aider les misères bien françaises de chez nous. Car rassure moi, tu t'occupes bien de la misère française, hein ? Ne cachons pas notre impuissance (et notre passivité éventuelle) derrière la vieille ruse rouillée du "diviser pour mieux régner" ...
J'ai toujours été frappé par ce paradoxe "français" : les gens comme BHL par exemple ne s'indignent que de la misère s'il vient de loin. Jamais tu ne le trouveras dans des manif de fermeture d'usine avec que des "petits ouvriers blancs". C'est de cette gauche là dont je parle. Je ne parle pas de la CGT, défenseur de tous les travailleurs sans comprndre qu'elle ne peut pas tous les défendre sans condamner les ouvriers français.
C'est ca qui m'énerve. Moi je pense qu'avec 9% de chomage, on ferait mieux d'inciter les gens à travailler là où il y a du travail (avec des vrais salaires) plutot que d'inciter les immigrés à venir en France pour toucher en plus des salaires de misère...